Pour une nouvelle coopération méditerranéenne


Chacun en tire un amer constat : tous les pays méditerranéens subissent un choc susceptible de déstabiliser la région : choc économique ou politique, tout concoure à augmenter les incertitudes liées à la stabilité de cette région, pourtant si riche en diversité et en complémentarité.
Les pays européens, touchés par une crise économique et surtout financière, d’une ampleur inégalée, doivent arrêter leur modèle de développement et de protection sociale payé par l’endettement. Sur d’autres rives, les révolutions arabes ont emporté des régimes autoritaires que l’on croyait installés à vie, mais les voies d’une vraie liberté semblent bouchées par la victoire de partis ou de partisans islamistes ; Le fameux printemps arabe se transforme, mois après mois, en hiver de la démocratie !
Israël, qui tente un difficile dialogue de paix avec les palestiniens, doit faire face à une menace nucléaire iranienne dont les diplomaties internationales cherchent à minimiser l’ampleur et se satisfont de mesures de sanction qui n’ont, à ce jour, jamais fait reculer les tenants du pouvoir iranien.
Dans ce contexte troublé, il apparait essentiel de stabiliser cette zone géographique qui présente la plus forte densité de conflits potentiels au monde.
Au soir de son élection présidentielle, en 2007, Nicolas Sarkozy avait émis le vœu, à la surprise générale, d’une grande « union pour la Méditerranée ». Malheureusement, et à part une réunion à Paris et à grands frais, ce beau projet est très vite devenu mort né, tant il s’appuyait sur des régimes à bout de souffle. L’implication de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, bientôt chassé du pouvoir n’a pas pu donner à ce projet l’élan du dialogue et du progrès nécessaire.
Alors, relançons cette idée, autour d’un noyau de pays dont la coopération et les échanges serviront de modèles. Dans des domaines aussi différents que l’agriculture, l’industrie, les énergies renouvelables, la  haute technologie ou l’environnement, de nombreux pays méditerranéens ont à échanger leur savoir faire et leur réalisation. A partir d’une plateforme de dialogue, axé sur le progrès et l’échange, il devient possible de faire s’asseoir des pays comme la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, Malte,  Chypre, la Turquie, et pourquoi pas le Maroc, et ce, quelque soit les conflits passés. Chacun de ces pays auraient à gagner à ce dialogue, à ces échanges et à cette coopération.
Parce que ce qui nous rassemble peut devenir plus important que ce qui nous divise, mobilisons nous pour une nouvelle coopération méditerranéenne. Répartis autour de la Méditerranée, tous les francophones peuvent en devenir les fers de lance, et constituer le premier noyau dur de cet essentiel dialogue. C’est aussi le sens de l’élection législative de la 8ème circonscription des français de l’étranger. Réussissons, tous ensemble, ce rendez
Je vous y invite et œuvrerai dans ce sens

Gil Taïeb
http://www.giltaieb2012.fr

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Publié 10 mai 2012 par gt2012 dans Mes prises de position

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