Le billet de Gil Taïeb du 16 octobre


Depuis quelques jours, nous vivons au rythme des déclarations et des nouvelles concernant la libération tant attendue de Guilad Shalit.
Depuis l’immense bonheur à l’annonce de la signature de l’accord entre Israël et le Hamas, chaque jour, chaque minute, nous semble une éternité.
Ce matin encore, le Hamas tente un énième chantage et demande encore plus.
Nous le savons tous, il en sera ainsi jusqu’à la dernière minute, celle qui verra, si D… veut, Guilad enfin libéré.
5 années d’angoisse, 5 années de doute et d’espoir, 5 années de lutte et de courage pour une famille et tout un peuple qui n’ont jamais baissé les bras.
5 années de combat pour que Guilad ne soit jamais oublié.
5 années de mobilisation à travers le monde afin que chacun fasse de Guilad un de ses otages.
Je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux rassemblements ayant regroupé des dizaines de milliers d’entre nous et qui ne trouvèrent grâce aux yeux des journalistes et des médias, qui refusaient alors de donner à Guilad quelques lignes ou quelques minutes.
Je ne peux oublier ces années de combat pour qu’enfin son nom soit cité parmi les otages français.
Je ne peux oublier les refus essuyés lorsque nous réclamions que Guilad soit reconnu comme un otage franco israélien.
Je ne peux oublier l’amalgame fait, par le quai d’Orsay et par nombres de politiciens français de toutes tendances, entre la situation de Guilad et celle de ce franco-palestinien arrêté et jugé par un tribunal israélien pour tentative d’attentat que lui-même avait reconnu.
Plus nous nous rapprochons de la libération, plus les déclarations affluent et plus apparaissent  » les amis des combats gagnés » bientôt aussi nombreux que les résistants de Mai 1945 !
Tous se souviennent et revendiquent leur solidarité et leur action discrète dans ce dossier.
Où étaient-ils pendant ces longues années ?
Mais, je ne peux oublier toutes celles et tous ceux qui ont lutté et agi à nos cotés depuis tant d’années. Je veux ici les remercier et les féliciter pour le travail effectué.
L’heure n’est ni aux médailles ni aux comptes, mais au nom de la vérité, un immense bravo aux services israéliens, au Premier ministre israélien et à son courage politique.
Un grand Merci à ceux qui ont vraiment oeuvré :
Les services égyptiens et le gouvernement Allemand dont la fidélité et la médiation ont été exemplaires et efficaces.
Dans quelques jours, Guilad sera rentré chez lui.
Il aura besoin de temps pour se reconstruire et reprendre pied dans la vie.
Ses parents et lui auront tant besoin de se retrouver et de se reposer après ce long cauchemar.
J’espère qu’ils le pourront et que chacun saura alors reconnaitre la grandeur de ce peuple israélien capable de libérer 1027 terroristes pour faire revenir un seul de ses enfants.
J’espère que le monde aura une pensée pour toutes ces familles endeuillées qui verront les meurtriers d’un des leurs être libérés.
J’espère que tous ceux qui aujourd’hui crient victoire sans y avoir participé, mettrons leur énergie et leur voix au service de la vérité, du droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité.
Il existe un vieil adage qui dit : « la défaite est solitaire et la victoire collective ! »
Alors, au nom des victoires espérées, acceptons de partager les honneurs mais restons conscients face à ces amitiés si fragiles et si souvent éphémères.
L’essentiel étant que Guilad soit enfin libéré !

Gil Taïeb


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Publié 16 octobre 2011 par gt2012 dans Mes prises de position

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