Le billet de Gil Taïeb du 9 octobre

Le billet de Gil Taïeb

 


Billet de Gil Taïeb
9 octobre

En ce lendemain de Yom Kippour, je veux vous renouveler mes voeux de Hatima Tova.
Hier, partout dans le monde, les communautés juives se sont réunies en ce jour solennel.
Où que nous habitions sur la planète, c’est avec les mêmes rites et les mêmes mots que nous avons prié le ciel de nous pardonner et de nous inscrire dans le grand livre de la vie.
Un seul peuple, un seul coeur ! Tel était hier ce qui nous unissait.
L’héritage d’une même histoire et la responsabilité commune devant le ciel et les Hommes.
Une histoire commune avec ses malheurs et ses joies.
Hier, nous ne pouvions oublier qu’il y a 38 ans, le 6 octobre 1973, Israël était lâchement attaqué par une coalition menée par l’ Égypte et la Syrie dans le Sinaï et sur le Golan.
Alors que le peuple juif priait, les troupes ennemies attaquaient Israel !
48 heures de cauchemar, avant que Tsahal ne reprenne l’offensive et ne stoppe l’avancée des troupes ennemies.
3 semaines de combats,
3 semaines qui coûtèrent la vie à 3020 soldats israéliens et firent plus de 8000 blessés.
3 semaines que nous ne pouvons et ne devons oublier.
En Israel, cette guerre a constitué une véritable crise politique.
Le peuple israélien demanda des comptes à ceux qui dirigeaient le pays, qui avaient refusé de croire en l’imminence d’une attaque et avaient choisi de croire en les informations venues de services de renseignements étrangers plutôt qu’en ses propres services.
Israël avait fait confiance !
Grâce au ciel, au courage des combattants de Tsahal et au génie de ses officiers, Israël a réussi à vaincre sur tous les fronts.
Hier, nous nous devions d’avoir une pensée pour tous ces héros connus ou anonymes qui arrêtèrent cette attaque qui cherchait à rayer Israël de la carte.
Au lendemain de cette guerre, tous espéraient qu’elle serait la dernière, mais 38 ans plus tard, les ennemis d’Israel n’ont pas renoncé.
Israël n’est toujours pas accepté, ses voisins remettent en cause les accords signés et des bruits de bottes se font à nouveau entendre.
38 ans après, Israël se souvient et combat pour la vie.
Israël sait que les garanties internationales ne sont que mirage et qu’il ne doit compter que sur lui pour sa sécurité.
L’ONU continue à se ridiculiser et les grandes puissances n’ ont pas tiré les leçons de l’histoire passée.
Elles choisissent la compromission plutôt que le courage.
La diabolisation d’Israël se poursuit et les complices se font de plus en plus nombreux.
La semaine dernière, après la mascarade de l’ONU, c’est l’UNESCO qui se ridiculise.
La télévision française se fait le relai de la propagande anti israélienne et des politiciens français se prosternent devant les ennemis d’ Israel.

Au lendemain de Kippour, nous ne devons rien oublier.
Chaque mort dans les guerres d’Israel, chaque blessé dans les attentats, chaque enfant traumatisé par les tirs de Kassam des terroristes du Hamas, doit savoir que malgré le silence et l’amnésie des nations, nous ne l’oublions pas.
Ils doivent savoir que même seuls, nous nous battrons pour la vérité.
Israël n’a pas le droit à la moindre défaite car elle nous serait fatale.
Alors, tout en espérant la paix, assumons ce que déclarait Mme Golda Meir: «nous préférons les condamnations aux condoléances ».

Gil TAIEB

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Publié 9 octobre 2011 par gt2012 dans Mes prises de position

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