Italie

DÉCLARATION DE GIL TAIEB AUX FRANÇAIS RESIDANT EN ITALIE

 

Le 28 Mars et à quelques jours d’une réunion des ministres des Finances sur l’éventuel renforcement du fonds de secours de la zone euro, Le président du Conseil italien, Mario Monti, a rappelé à l’Allemagne et la France leurs responsabilités de la crise européenne d’endettement.

 

Il la fait pour que la solidarité européenne joue pleinement et que les liens qui unissent ces pays à lItalie soient renforcés dans l’épreuve.

Je suis votre candidat pour que votre voix, comme celle du Président Monti, porte jusqu’à Paris. Au cœur dune crise dabord financière, puis économique et aujourdhui sociale, lItalie est durement affectée. La solidarité européenne qui sexerce pour trouver des solutions à la crise de lendettement intéresse tous les partenaires européens et je veux affirmer quaucune solution ne sera durablement viable dans le chacun-pour-soi !

Nos citoyens établis en Italie ne pourraient que souffrir de voir leur pays dadoption laissé à son sort. Il est important que votre député puisse agir pour faire connaître vos préoccupations et relayer – avec force et engagement – les demandes que vous pourrez exprimer.

Jai un long vécu de laide et de lengagement social que je souhaite mettre aujourdhui à la disposition de tous ceux qui pourraient souffrir de la crise, mais aussi à tous ceux qui veulent réussir la reconstruction économique dun pays de résidence et dactivité quils aiment. Ceux-là aussi, la France doit pouvoir les soutenir, au nom de son idéal républicain, mais surtout de son idéal européen.

Chaque Français qui réussira en Italie aidera lEurope à sortir de ses difficultés. Il faut le faire savoir pour recueillir le soutien de la France. Ce sera une part importante de ma mission, si vous maccordez votre confiance.

Nullement inféodé à un parti politique établi, je dispose dune liberté de parole sur laquelle vous pourrez compter pour mieux faire connaître les réalités que vous vivez ici en Italie.

Cest une chance pour les Français résidant en Italie, saisissez-là !

 

Montée des risques économiques et solidarité européenne

L’OCDE fait un constat difficile de la situation de l’économie italienne qui décroche du centre de la zone euro compte tenu de tensions financières plus fortes qui ont contaminé son système bancaire. Elles ont contraint le gouvernement à faire des choix budgétaires particulièrement douloureux. 2012 s’annonce comme une année charnière, avec une économie, déjà fortement éprouvée par la grande récession. Des réformes structurelles sont mises en place pour poser les jalons d’une croissance plus solide à moyen terme. En attendant qu’elles produisent leurs effets, il est à mes yeux clair que l’Italie a besoin de tout notre appui.

A l’heure où le chef du gouvernement italien vante les attraits d’une "nouvelle" Italie, moins bureaucratique et plus ouverte aux investissements étrangers, nous devons encourager tous nos compatriotes qui participent à cet effort de redressement. Après une sévère cure d’austérité qui a apaisé l’ouragan menaçant de faire sombrer le pays financièrement, M. Monti a lancé la seconde partie de son programme appelée "Croissance Italie". Nous ne pouvons que souhaiter plein succès à ce programme ambitieux.

L’objectif est de stimuler l’économie d’une Italie entrée en récession après des années de croissance lente, tandis que le pays ploie sous une dette représentant 120% de son PIB. Depuis le début de l’année, les engagements pris ont permis à l’Italie de bénéficier d’une très nette détente de ses taux d’emprunt qui évoluent pour les titres de référence à dix ans sous la barre des 5%, contre 7% fin 2011 au pic de la crise, un niveau qui était insoutenable sur la durée.

Compte tenu de sa remontée rapide depuis trois mois, le taux de chômage  atteint  8,6% en novembre, proche du pic de 2010  avec en toile de fond  la reprise des destructions d’emploi et des retraits d’activité. Le net ralentissement de la progression des revenus salariaux et la hausse de la fiscalité (hausse de la TVA et réintroduction de l’impôt foncier) vont peser sur le revenu disponible, lequel a stagné en termes réels à la fin de 2011.

Montée des risques géopolitiques dans la région ?

Cette forte montée du chômage, et la crise sociale qu’elle entraine, me préoccupe au plus haut point. Je ne suis pas économiste, mais j’ai un regard sur l’histoire du Monde encore teinté des engrenages désastreux que la crise sociale a eu en Europe sur les évolutions politiques et géo-politiques après la crise des années 30. Nous n’en sommes pas là, mais il est de notre devoir de démocrates de prévenir ce risque en renforçant les solidarités économiques, politiques et culturelles européennes.

La circonscription que je vise comprend des pays clés de la Méditerranée Orientale dont certains, comme la Grèce, accumulent des signes inquiétants dont je ne voudrais pas qu’ils s’étendent à la région.

La dimension géopolitique des difficultés sociales que traversent les pays méditerranéens m’interpelle. Si je suis élu, j’aurais à me préoccuper du sort des Français dans cette région de l’Europe du Sud-Est, un carrefour important entre l’Europe du Nord et l’Europe de la Méditerranée Orientale.

La France, qui a toujours été présente dans cette région, se doit d’anticiper ces évolutions pour veiller à y maintenir une zone de prospérité et écarter un regain de tensions politiques et sociales.

Si vous regardez une carte, seulement 97 kilomètres séparent Chypre de la Syrie dont les populations sont victimes d’une répression sanglante et massive inadmissible qui s’ajoute aux difficultés humanitaires de la région. Surtout, nous devons rester vigilants au renouveau possible d’anciens foyers de tensions : tensions gréco-turques dans la mer Égée à l’Est et en Thrace au Nord-Est, tensions gréco-macédoniennes au Nord, tensions gréco-albanaises au Nord-Ouest ou Turco-Syrienne plus récemment. Gardons aussi en mémoire que les Balkans ne sont pas bien loin.

Les français qui ont choisi de vivre en Italie, en Grèce, en Turquie ou en Israël doivent pouvoir le faire sereinement, tant sur le plan économique que sur le plan de la stabilité politique. Ceci est mon principal objectif pour les Français de la Méditerranée Orientale que je souhaite représenter.

Mon rôle sera aussi d’alerter les responsables politiques en France des risques que la profonde crise économique que traverse la région n’entraine pas de dérives dangereuses. Notre lien culturel, la Francophonie, sont à mes yeux un rempart à ne pas négliger !

Vous allez pouvoir élire un député pour faire entendre votre voix sur la manière dont vous vivez ces réalités économiques et politiques et pour dire les soutiens que vous attendez de la communauté nationale à laquelle vous appartenez.

Je serais à votre écoute :

A l’écoute de votre situation économique personnelle et de la manière dont vous êtes ou non touchés ;

A l’écoute des questions sociales de retraite, d’accès aux soins, de besoin de solidarité, etc. que vous vous posez ;

A l’écoute de l’avenir des projets que vous avez entrepris en Italie et qui pourraient être à risque alors qu’ils représentent pour vous des années d’efforts ;

A votre écoute sur l’éducation de vos enfants et leur apprentissage du Français particulièrement si vous êtes expatriés et que vous souhaitez pouvoir réintégrer vos enfants dans le système éducatif français ;

A votre écoute pour maintenir un lien culturel fort entre la France et la Grèce malgré les difficultés actuelles.

Je compte sur vous, comme vous pourrez compter sur moi !

publié 16 avril 2012 par gt2012

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